Les données du bureau central de statistique pour le premier semestre 2026 donnent une image claire : Tel Aviv Yafo mène le marché du renouvellement urbain en Israël avec 1 987 mises en chantier. Suivent Petah Tikva avec 956 et Bat Yam avec 813. À Ramat Gan, 182 mises en chantier ont été enregistrées, et 26 à Givatayim.
Ce que ces chiffres mesurent
Les données portent sur les projets de pinouy binouy (démolition et reconstruction) et de TAMA 38/2, autrement dit les filières dans lesquelles l’immeuble existant est démoli puis rebâti. La mise en chantier est une étape tardive du processus : elle arrive après l’approbation du plan, après le permis de construire et après l’évacuation effective. C’est donc un indicateur bien meilleur que des déclarations d’intention.
L’écart entre les villes du Goush Dan et la périphérie est important. Tandis que les zones de demande se renouvellent de l’intérieur, les villes périphériques s’appuient encore principalement sur la construction neuve sur terrains libres, notamment en raison d’une rentabilité économique plus faible.
Ce que cela signifie pour le nord de Tel Aviv
Tel Aviv mène avec une large avance, et cela se ressent sur le terrain, y compris dans les quartiers où nous travaillons. À Bavli, un permis de construire a récemment été obtenu pour un projet rue HaMishna, à Ramat Aviv Guimel un promoteur a été retenu pour l’ensemble Beit Tsouri et Aba Ahimeir, et à Ramat HaSharon quatre immeubles de logement social ont été démolis ces jours derniers.
Pour un propriétaire dans un immeuble ancien, cela veut dire que la question n’est plus de savoir si le quartier va se renouveler, mais quand, et par quelle voie. C’est une question qui influe directement sur la valorisation de l’appartement aujourd’hui.
Comment cela entre dans la décision d’un vendeur ou d’un acquéreur
Un acquéreur qui regarde un immeuble ancien dans une zone de demande achète deux choses : l’appartement tel qu’il est, et la probabilité d’un renouvellement. Plus le statut urbanistique est avancé, plus cette seconde part pèse dans le prix.
Un vendeur qui ne connaît pas le statut exact de son immeuble risque de se positionner trop bas, ou à l’inverse de demander un prix qui intègre un processus encore inexistant. Cette vérification fait partie de notre travail sur chaque transaction dans les quartiers du nord de Tel Aviv.
Source : Ramat Gan Givatayim News · lire l’article original
Cette analyse fait partie des Analyses de marché et opportunités immobilières de RS Nadlan.
